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Montréal

Plante veut 40% de logements sociaux et abordables dans les grands projets immobiliers

Après avoir promis plus de logements familiaux, la candidate à la mairie de Montréal, Valérie Plante, compte également imposer aux promoteurs immobiliers la construction de davantage de logements sociaux et abordables.

«Il est de plus en plus difficile de trouver un logement qui correspond à nos moyens. Il faut préserver cet équilibre et cette mixité qui est si chère à Montréal», a clamé mardi la chef de Projet Montréal.

L’aspirante mairesse, qui précise que 40% des ménages locataires montréalais consacrent plus de 30% de leur revenu à leur loyer, vise la construction de 12 000 logements sociaux et abordables au terme de son éventuel premier mandat.

Pour y parvenir, Valérie Plante compte imposer différents critères aux promoteurs immobiliers, tels que la construction de 20% de logements sociaux et 20% de logements abordables pour tous projets comprenant plus de 50 unités. En-dessous de ce chiffre, les promoteurs auraient le choix de respecter ces critères ou de contribuer à un fonds d’inclusion, qui aiderait notamment la Ville à se procurer des terrains pour la construction de logements sociaux.

«Le prix varierait selon les arrondissements et serait basé sur la valeur foncière», a détaillé le conseiller du Mile-End, Richard Ryan.

Pour ne pas s’attirer les foudres des promoteurs, Projet Montréal garderait cependant la porte ouverte à des ententes de gré à gré dans le cadre d’importants projets, comme la construction de tours de condos de luxe. «S’ils ne veulent pas faire de tels logements, on leur demanderait de contribuer au fonds, mais en payant une somme nettement plus élevée», a repris Richard Ryan, qui a précisé que ce montant pourrait aller au-delà de 50% du chiffre initial.

Depuis 2015, la Ville de Montréal a resserré son règlement en demandant aux promoteurs d’inclure 15% de logements sociaux et 15% de logements abordables dans les projets résidentiels de plus de 100 unités, contre 200 par le passé.

Mais ce n’est pas suffisant, juge Valérie Plante, qui espère également imposer la construction de 20% de logements comprenant trois chambres et plus dans les projets de plus de 40 unités. «La mixité sociale, économique et culturelle, c’est bénéfique pour tous, même pour les promoteurs immobiliers, a-t-elle indiqué. On doit penser ensemble au développement de notre ville. Si on veut garder une ville vibrante et dynamique, ça passe par de la mixité.»

De son côté, Denis Coderre, a promis 5000 logements sociaux dans le prochain mandat, a-t-il réitéré mardi. Il a qualifié la promesse de Projet Montréal d’«irréaliste» et d’«impossible». «On va forcer les promoteurs à ce que ce soit 40%, pourquoi forcer? Ce n’est pas une relation», a-t-il pesté, ajoutant qu’il ne fallait pas que la Ville «devienne un irritant» pour les promoteurs.

Avec Dominique Cambron-Goulet

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