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Entente de principe entre la STM et le syndicat de l’entretien

Marie-CLaude Léonard, directrice générale de la STM.
Marie-CLaude Léonard, directrice générale de la STM. Photo: Olivier Robichaud / Métro

Le dernier des quatre conflits de travail entre la Société de transport de Montréal (STM) et ses employés pourrait enfin être terminé. Une entente de principe est survenue entre la STM et le syndicat de l’entretien sur la base des recommandations du médiateur. Les syndiqués devront maintenant se prononcer.

L’entente est survenue dans la nuit de lundi à mardi. Elle survient près d’un mois après la reprise des efforts de conciliation entre les deux parties.

«Les discussions ont été longues et ardues. Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employé-es d’entretien de la STM dans le contexte actuel», affirme le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

Celui-ci affirme que les discussions ont été particulièrement difficiles à cause des coupures budgétaires imposées aux transporteurs par le gouvernement du Québec.

La mairesse et la STM satisfaites

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada a salué l’entente mardi.

«Je suis contente que les employés du service d’entretien et la STM en soient arrivés à une entente de principe. Ce sont les Montréalais qui vont en bénéficier avec un service efficace, stable et prévisible, tout en respectant la capacité de payer des contribuables», a déclaré Mme Martinez Ferrada.

«Après une ultime étape de conciliation et un blitz dans les derniers jours, nous avons conclu une entente de principe qui est responsable et qui comporte des compromis des deux parties. Je tiens à remercier le travail de toutes les équipes mobilisées depuis près de deux ans dans cette négociation, ainsi que le médiateur-conciliateur impliqué au dossier», ajoute pour sa part la directrice générale de la STM, Marie-Claude Léonard.

Deux ans de négociations ardues

La convention collective du Syndicat du transport de Montréal, qui représente les travailleurs de l’entretien, est échue depuis 2023. Les principaux points d’achoppement sont le recours à la sous-traitance et les horaires de travail, ainsi que les salaires. Les travailleurs de l’entretien ont subi la forte inflation des dernières années parce qu’ils étaient pris dans le carcan de leur ancienne convention collective. Celle-ci offrait des augmentations salariales d’environ 2% par année alors que l’inflation frisait 10% par moments.

Le syndicat a déclenché deux grèves générales, ainsi qu’une grève des heures supplémentaires.

Les moyens de pression ont changé après l’entrée en vigueur de la Loi 14 par le gouvernement du Québec. Cette loi permet désormais au Tribunal administratif du travail d’imposer des services minimaux dans des cas qui dépassent la simple question de la sécurité de la population. Elle permet aussi au ministre d’imposer un arbitre dans un conflit.

La STM avait précédemment entériné des conventions collectives avec les syndicats représentant les chauffeurs d’autobus et opérateurs de métro, le personnel administratif et le personnel professionnel.

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