Christine Fréchette propose des écoles publiques appartenant au privé
La candidate à la chefferie de la CAQ Christine Fréchette souhaite accélérer la construction d’écoles au Québec avec une proposition singulière. Elle propose de laisser le secteur privé construire des écoles publiques et en être propriétaires, alors que les centres de services scolaires loueraient les locaux.
Dans un communiqué de presse, Mme Fréchette souligne que les projets de construction et d’agrandissement des écoles s’accumulent. Le gouvernement dont elle fait partie a mis sur pause de nombreux projets de ce type afin de limiter la hausse des dépenses en éducation.
«Il faut moins de paperasse, plus de flexibilité sur le terrain et des écoles construites plus rapidement: chaque décision sera guidée par un seul objectif, offrir plus de services à nos jeunes et assurer leur réussite», écrit-elle dans un communiqué de presse.
Montréal est aux prises avec un manque criant d’espaces dans les écoles. Plusieurs établissement sont trop petits, ou encore nécessitent d’importantes rénovations.
Des écoles appartenant à des entreprises privées
Selon le communiqué diffusé par son équipe, l’un des modèles envisagés par Mme Fréchette ferait en sorte que des partenaires du secteur privé «assumeraient la construction, la propriété et la gestion des actifs immobiliers, incluant l’entretien et les rénovations majeures». Les centres de services scolaires, eux, «seraient locataires à long terme» de ces bâtiments, tout en demeurant responsables des aspects pédagogiques.
Mme Fréchette propose donc de recourir aux partenariats public-privé (PPP), comme ce fut le cas pour le Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM).
Elle évoque également le «mode collaboratif» comme autre option, une formule reposant sur un partage des risques entre les secteurs public et privé.
Moins chers, les PPP?
L’argument selon lequel les PPP permettent d’économiser l’argent des contribuables est loin de faire consensus. Au Québec, l’exemple du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) illustre les dérives potentielles de ce modèle. Construit en PPP, l’hôpital fait l’objet d’un contrat de maintenance avec le privé dont les coûts ont été jugés exorbitants. Selon le Journal de Montréal, le gouvernement doit payer des milliers de dollars pour des travaux aussi simples qu’un changement de porte ou un réaménagement d’une salle.
L’ex-vérificateur général du Québec Renaud Lachance affirmait aussi en 2010 qu’une construction en mode traditionnel aurait coûté moins cher à l’état.
Deux autres mesures annoncées
Au-delà de la question des infrastructures, Mme Fréchette a annoncé deux autres engagements. Elle promet de déposer un projet de loi qui garantirait que le budget des services aux élèves croîtrait chaque année «au minimum au rythme de l’inflation», protégeant ainsi le financement de l’éducation contre d’éventuelles compressions.
Sous la Coalition Avenir Québec, le budget de l’éducation a augmenté de façon significative… jusqu’à l’an dernier. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques, l’augmentation réelle du budget en éducation pour 2025-2026 n’aura été que de 0,8%. Le niveau moyen de l’inflation était de 2,4% en 2025.
Christine Fréchette souhaite également regrouper plusieurs enveloppes budgétaires afin de réduire le fardeau administratif des équipes-écoles et leur donner plus de flexibilité pour adapter les ressources aux réalités locales.
«Chaque décision sera guidée par un seul objectif, offrir plus de services à nos jeunes et assurer leur réussite», a déclaré la candidate dans un communiqué.
Christine Fréchette, qui représente la circonscription de Sanguinet à l’Assemblée nationale, est l’une des candidates dans la course à la succession de François Legault à la tête de la CAQ. L’autre candidat est Bernard Drainville.
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