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Parizeau l’un des premiers économistes à encourager le développement durable, dit Martine Ouellet

Quebec Opposition MNA Martine Ouellet responds to reporters questions as she arrives at a party caucus meeting, Tuesday, May 5, 2015 at the legislature in Quebec City. THE CANADIAN PRESS/Jacques Boissinot

Pour la députée de Vachon, Martine Ouellet, l’ancien premier ministre Jacques Parizeau était l’un des premiers économistes québécois à avoir reconnu l’importance du développement durable.

«On perd un grand artisan du Québec moderne, a souligné mardi la femme politique, quelques heures après l’annonce du décès de l’ancien chef du Parti québécois (PQ). C’était un homme avec une vision toujours d’actualité. Il avait une grande ouverture et une grande rigueur aussi.»

Mme Ouellet a commencé à s’engager en politique à la fin des années 1980. «À l’époque, je travaillais sur les dossiers environnementaux, s’est rappelée celle qui a cofondé le comité environnement du PQ. Il n’y avait pas de recyclage et de récupération. J’avais réussi à convaincre M. Parizeau de l’importance du développement durable. Si on a eu la politique de gestion de déchets en 1994, c’est grâce à lui.»

«Lorsqu’on lui présentait une nouvelle idée, il prenait le temps de réfléchir, mais lorsqu’il se positionnait, c’était clair, a ajouté la députée péquiste. On savait où il s’en allait. On savait avec quoi il était d’accord et avec quoi il n’était pas d’accord.»

«C’est probablement le premier économiste du Québec à dire que le développement économique et l’environnement devait travailler ensemble.» -Martine Ouellet, députée de Vachon

 

Lorsqu’elle a décidé de se lancer dans la course à la chefferie du PQ, Martine Ouellet a consulté M. Parizeau. «Il encourageait les gens à faire de la politique et à s’impliquer. C’est un très grand social-démocrate. Il faisait de la politique pour le peuple», a-t-elle raconté, avant d’évoquer quelques-unes de ses réalisations, comme la création de la Caisse de dépôt et placement du Québec, son apport dans le projet de nationalisation de l’hydroélectrocité et la mise sur pied du régime d’épargne-actions.

«Il n’avait pas la langue de bois, s’est souvenue Mme Ouellet. C’était extrêmement apprécié. On peut être d’accord ou ne pas être d’accord, mais pour moi, c’était une grande qualité.»

La députée de Vachon a également mentionné que M. Parizeau avait un très grand respect pour les militants PQ et qu’il encourageait les débats d’idées.

Pour Martine Ouellet, la meilleure façon d’honorer la mémoire de Jacques Parizeau serait de faire du Québec un pays. «Il nous laisse un pays à terminer, a-t-elle dit. Il peut être fier de ce qu’il a accompli pour le Québec.»

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