Le tour de l'île bleu s'arrête à Cartierville
«On a voulu organiser cette excursion parce que les rives de la région métropolitaine sont superbes et les Montréalais les connaissent peu, a partagé pagaie en main Vincent Loiselle, co-organisateur du tour de l’île bleu. Il y a un mythe sur la mauvaise qualité de l’eau, mais c’est tout le contraire. Elle est de bonne qualité. Le tour est dépaysant et parfois, on se croirait dans des régions comme les Cantons-de-l’Est. C’est très sauvage. On imagine de gros immeubles, mais étonnamment il y a beaucoup de forêts.»
Tout au long du trajet de 150 km étalé sur quatre jours, des points d’arrêt étaient prévus. Le jour précédent la pause à Cartierville, les kayakistes ont dormi à la marina de Beaconsfield.
L’an dernier, les participants étaient hébergés dans des motels. Cette année, ils campaient avec leurs tentes dans des espaces verts de la ville. «La route bleue permet aux arrondissements de valoriser leur espaces verts, a souligné Ariane Cimon-Fortier, directrice générale d’Accès Fleuve / Zip Ville-Marie. C’est une priorité qui émerge de plus en plus au sein des arrondissements. On leur offre un événement qui correspond à leur nouvelle priorité. Ils embarquent avec beaucoup d’enthousiasme.»
Au parc Beauséjour, les participants ont été accueillis par l’Association récréoculturelle d’Ahuntsic-Cartierville (ARAC). Au moment du passage du Courrier Bordeaux-Cartierville, des tentes avaient déjà été installées sur le site. Une douche au Centre Y de Cartierville et un déjeuner au chalet du parc étaient prévus lors de ce deuxième arrêt.
«Ça nous permet de faire connaître nos installations», a mentionné Jocelyn Gauthier, chef de division Loisirs et développement social, à l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. On aimerait développer quelque chose pour la famille avec l’Association récréoculturelle et le tour de l’île bleu en juillet 2013. On pense à un événement rassembleur sur l’eau. L’idée est de redonner la rivière aux citoyens.»
L’ARAC qui compte une rampe de mise à l’eau derrière l’école Sophie-Barat souhaite éventuellement en aménager une autre au parc Beauséjour.
«Notre mission est de développer des activités de plein air le long de la rivière des Prairies afin que les citoyens se réapproprient ce plan d’eau», a indiqué Virginie Laurent, coordonnatrice de l’ARAC.
L’Association récréoculturelle offre, entre autres, une activité Cinéma au bord de l’eau au parc Beauséjour et de la location de kayak au site nautique Sophie-Barat.