Contravention de 52$ pour avoir collé sa vignette de stationnement sur la vitre intérieure de son auto
La citoyenne – qui préfère garder l’anonymat – trouve discutable qu’un agent de stationnement lui ait donné un constat d’infraction et non pas un simple avertissement. « Après que la vignette ait décollé, je l’ai recollée à l’intérieur de mon auto, sur la vitre arrière, en me disant que ce serait correct pour le moment; je n’avais pas le temps d’aller au bureau de l’arrondissement pour en demander une nouvelle. J’avais l’intention d’y aller dans les prochains jours. Et voilà que je reviens à mon auto et que j’ai une amende. Je trouve cela injustifié », souligne-t-elle.
À l’arrondissement Rosemont – La Petite-Patrie, on réfère à un règlement encadrant la pose de ladite vignette de stationnement sur un véhicule pour justifier la contravention émise.
« Pour être valide, le permis [de stationnement] doit être collé à l’extérieur de la lunette arrière de votre véhicule, en haut du côté gauche, de 20 à 30 cm de la bordure gauche », peut-on lire dans le Règlement C-4.1.
Le chargé de communication à l’arrondissement, Serge Fortin, explique pourquoi une contravention a été émise : « Quand on appose la vignette à l’intérieur du véhicule, l’agent de stationnement ne peut pas vérifier s’il s’agit d’une vraie ou non. On a standardisé les normes il y a quelques années pour justement éviter de faire du cas par cas. »
Fraude et fausses vignettes
Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on indique que les agents de stationnement « ne font qu’appliquer la réglementation en vigueur dans les arrondissements. »
« Rosemont – La Petite-Patrie a pris la décision de réglementer la pose de la vignette de stationnement à l’extérieur du véhicule il y a environ cinq ans, rappelle André Durocher, inspecteur à la Division de la sécurité routière au SPVM. À cette époque, il y avait de nombreux cas de fraude et d’utilisation de fausses vignettes dans ce quartier.
« Concernant l’émission ou non de la contravention, il faut savoir que nous ne donnons pas d’avertissement, outre dans le cadre de périodes ciblées de prévention. Sinon, on émet les constats parce que nous n’avons pas à analyser chaque cas pour savoir s’il y avait, à la basse, une bonne ou une mauvaise intention de la part du conducteur. »